Cette demeure de style Renaissance était la maison de la famille Tréméolles de Barges et de ses alliances, les Damas et les Fayeul, qui pour la plupart furent châtelains du village.
 
- La cheminée située au 1er étage
|
A l’étage, les blasons de ces familles ornaient les poutres. Dans une vaste pièce donnant sur la place Cléménceau, le fronton sculpté de la monumentale cheminée représente le blason de Françoise de Fayeul qui épousa en 1661 Pierre Gabriel de Tréméolles de Barges.
|
En façade, le portail, sans porche, est surmonté d’une sculpture due à DUFRENE (de Lyon), représentant le "Bon Pasteur", et d’un puissant clocher flanqué d’abat-sons en ardoise.

- Détail de la cheminée où l’on reconnaît le blason actuel de Saint-Héand
La commune de Saint-Héand a mené une vaste opération de réhabilitation en 1996, sous la maîtrise d’oeuvre du cabinet d’architecture BARRIOL - MATHAIS. Le 16 janvier 2002, ce projet s’est vu décerner le prix départemental "Les Rubans du Patrimoine" organisé par la Fédération française du bâtiment, l’Association des Maires de France et Dexia Crédit local de France.
Le comté du Forez est passé dans le domaine royal après la trahison du connétable Charles de Bourbon, rallié à Charles Quint et Henri VIII d’Angleterre, ce qui lui valu le courroux de François 1er, sa disgrâce et la confiscation de ses biens.
En avril 1536, François 1er stationnait à Lyon. Il désira prendre possession solennellement de ses nouvelles terres foréziennes. Il entra dans Montbrison le 25 avril 1536, accueilli par Claude Urfé, bailli du Forez (grand-père d’Honoré d’Urfé, à qui l’on doit la mignificence de la Bastie).
Le roi séjourna en Forez pendant trois semaines et fut reçu à Saint-Galmier. A en croire la légende, il fit halte dans la noble demeure de Saint-Héand, qui porte aujourd’hui son illustre nom.